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Médias, Musique, Cinéma : Chronique d’un monde digital

Avant le Midem, les principales tendances du marché de la musique en France en 2012

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Midem

Avant que ces chiffres soient rendus officiellement publics lors de la traditionnelle présentation à la presse de lundi prochain  durant le Midem, le SNEP, le Syndicat National de L’Edition Phonographique a laissé filtrer, lors d’un déjeuner, ce jeudi 24 janvier, quelques tendances et chiffres pour 2012.

L’hémorragie de chiffre d’affaire est loin d’être jugulée. Le marché de la musique enregistrée en France va encore baisser de 5 % sur l’année 2012. Les ventes et multiples sorties de disques sur la période de Noël ont largement participé à faire que la tendance observée sur les neuf premiers mois soit un peu meilleure. Le disque physique qui contribue toujours à 75 % des revenus des producteurs de musique continue en tout cas à perdre du terrain et la baisse reste forte. Elle devrait être proche de 11 % comme l’année précédente.

Lors de sa présentation, David EL Sayegh insista sur la montée en puissance du streaming et sur les bons résultats de ventes d’albums en numérique. Le poids du streaming vient compenser la quasi disparition des sonneries pour portables. La France est le second pays derrière la Suède pour le marché du streaming.  500 000 personnes sont abonnées à des offres proposées par Deezer (inculant l’offre en bundle avec orange), Spotify ou Qobuz et le taux de satisfaction des utilisateurs de ces offres est élevé. Le marché de la musique en streaming compte pour 40 % de la musique numérique en France.

Le SNEP insiste pour que les acteurs du streaming communiquent plus sur leurs offres auprès du public pour que ce nouvel écosystème trouve un plus large public.

Quoiqu’il en soit, la musique, qu’elle se vende encore sur support physique ou en digital s’achète sur internet. En effet, 50 % des achats se font en ligne. On comprend pourquoi les rayons de disques se font plus rares… D’ailleurs, David El Sayegh a abordé le dossier Virgin Megastore, qui représente près de 5 % du marché physique, et a indiqué que les factures des labels n’étaient plus honorées depuis la rentrée de septembre mais que la loi sur le redressement judiciaire les oblige à continuer à livrer l’enseigne.

Enfin, le SNEP attend des réponses de la Ministre de la Culture qui s’exprimera dimanche au Midem, et ce,  concernant le partage de valeur avec les opérateurs tels que Google. Pour Le SNEP, le gouvernement doit aborder le problème afin que les producteurs aient une compensation de l’utilisation de leurs contenus qui sont monétisés ensuite par les acteurs du net auprès de leurs annonceurs.

D’autres éléments sur le marché du disque seront abordés et diffusés ici pendant le Midem.

Auteur : admin

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