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Bastian Baker : « Twitter est un véritable privilège pour les fans, c’est un lien omniprésent »

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Bastian Baker  - © Minouche Jauffret

© Minouche Jauffret

 

 Le début de carrière de Bastian Baker peut faire rêver. Après un premier titre en 2011, tout s’enchaîne à une vitesse assez rare pour un nouvel artiste à cette époque. Participation au festival Jazz à Montreux, premières parties d’artistes tels que Nolwenn Leroy ou passage à Taratata et participation à Danse avec les Stars sur TF1, tout cela en parallèle de la sortie de son premier album en 2012 intitulé “Tomorrow may not be better”. Rencontre avec un artiste généreux et bien dans ses baskets qui pense déjà à son second opus.

Luc Michat : Quel apport des réseaux sociaux dans la relation avec le public ou les fans ? Je sais que vous twittez même très tôt le matin dès votre réveil ?

► Bastian Baker : Je pense que c’est un nouveau lien omniprésent. Il a fallu pour moi m’adapter un petit peu, au début je twittais très peu, en Suisse ce n’est pas encore très répandu alors qu’en France, l’utilisation est bien plus répandue. C’est un véritable privilège pour les fans, à l’époque des Stones, le fan envoyait une lettre et espérait qu’on allait lui répondre mais souvent sans espoir. Cela donne un certain privilège au public et permet d’instaurer une relation un peu différente.

 LM : Est-ce que la maison de disque vous a briefé pour certaines choses à ne pas dire sur les réseaux sociaux ?

► BB : Il n’y a pas de brief de la part de la maison de disques. J’ai tout d’abord la chance d’être un artiste indépendant. Je gère tout cela moi même mais on en parle parfois sur des publications un peu tendancieuses, mais au départ il est important d’avoir une certaine ligne de conduite pour éviter tout débordement et ne poster que des choses pertinentes. Il faut comprendre ce qui peux choquer car les réseaux sociaux peuvent être aussi un vrai outil de provocation et il y a des limites à ne pas dépasser. Parfois je peux twitter à 5 ou 6 heures du matin et on n’est pas à l’abri d’un message qui vous échappe. Je pense que cela peut aller très vite et avoir des conséquences soit positives ou dramatiques parfois. Personnellement, j’envoie 2 ou 3 messages par jours sur Twitter,  je ne suis pas addict à ce point là. C’est une question de feeling, je n’ai pas vraiment songé à une stratégie sur les réseaux sociaux.

 LM : Donc, pour une nouvel artiste qui commence sa carrière, c’est primordial ?

► BB : C’est primordial, cela offre la meilleure visibilité, le côté viral se propage très vite, c’est plus fort que la télé.

LM : Votre premier album est très acoustique avec des sonorités folk. On assiste aussi à une émergence avec succès, de nombreux artistes dont les chansons sont basées sur du piano voix comme Adele ou Birdy par exemple. Est ce un reflet de la société ou le public souhaite se rassurer ou se réconforter avec des chansons plus tendres, plus mélodieuses et sobres ?

►  BB : Absolument, pour moi, la grande surprise cette année c’est la reprise d’Halleluyah en guitare voix enregistrée en une seule et unique prise et sans modification du titre après la prise et qui a cartonné en radio. Actuellement, il y a deux créneaux en radios, avec d’un côté des titres très acoustiques qui marchent très bien et à l’opposé les grosses productions avec des ordinateurs comme la Dance, des choses plutôt faciles à produire mais qui trouvent aussi un large public. J’aime prendre le temps de faire de la musique, il faut faire des chansons qui durent et pour mon second album, cela va être plus compliqué car il va s’orienter vers deux axes : un côté toujours acoustique comme sur le premier, et des choses très rock. Je suis en train de travailler dessus pour mettre tout ça en forme.

 LM : Pour le titre Hallelujah, vous vous êtes plus inspiré de Leonard Cohen ou de Jeff Buckley ?

►  BB : L’influence c’est Jeff Buckley, j’ai découvert la chanson avec Jeff Buckley avant de savoir que c’était un titre de Leonard Cohen.

LM : Vous avez un album très différent des One Direction, plus folk et acoustique, mais finalement, vous avez le même public. Quelle analyse  faites vous de ce phénomène ?

► BB : Je pense que le public doit juste se développer. En Suisse, mon public est très différent et beaucoup plus large, c’est quelque chose qui prend un peu plus de temps, mais c’est déjà un privilège d’avoir un public.

LM : Vous êtes plusieurs artistes d’origine Suisse à venir faire carrière en France et en chantant en anglais, on peut citer aussi Célien Schneider qui sort son album au printemps, est ce que c’est un phénomène de mode comme pour les chanteurs Québécois à une certaine époque ?

► BB : Je pense que c’est très positif et peut être que les artistes Suisses sont plus motivés.  Si la France est ouverte aux artistes Suisses, faites attention, on va venir en masse !

© Minouche Jauffret

Photos : © Minouche Jauffret

Auteur : admin

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  • http://www.facebook.com/daniele.poupin.5 Daniele Poupin

    chiche envoies les petits sui$$e$.13astian luego

  • http://twitter.com/LoveLeeR Yousra Cherif

    @Bastien_Baker a un énorme talent, c’est un plaisir de se laisser envelopper par sa voix, et tourmenter par ses paroles…de plus il a de jolies mains, ce qui ne gâte rien 😉
    Kudos à lui et à sa merveilleuse équipe!

  • http://twitter.com/LoveLeeR Yousra Cherif

    @Bastien_Baker a un énorme talent, c’est un plaisir de se laisser envelopper par sa voix, et tourmenter par ses paroles…de plus il a de jolies mains, ce qui ne gâte rien 😉
    Kudos à lui et à sa merveilleuse équipe!

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