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Médias, Musique, Cinéma : Chronique d’un monde digital

Les labels indépendants demandent toujours un soutien plus marqué pour leur filière

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Lors de leur conférence de presse de ce dimanche matin lors du Midem, les producteurs indépendants ont une nouvelle fois souligné leur appel à l’aide au gouvernement pour mettre en place un plan pour soutenir l’ensemble de la filière.

Les producteurs qui bénéficient déjà d’un crédit d’impôt,  souhaitent que l’Etat s’engage encore plus à leurs côtés dans la bataille du partage de valeur. En clair, mettre en place une taxe ou un impôt sur les géants du Net tels que Google. Ils attendent les réponses de la Ministre Aurélie Philippetti présente sur le salon ce dimanche et qui fera une conférence de presse dans l’après midi.

Lors de ce point presse, il a été souligné par Emmanuel de Buretel, fondateur du label Because Music que l’Europe n’avait pas vraiment opposé de résistance à la fusion Universal / EMI et que dans les éditions, les gros acteurs avaient été favorisés car cédées en entier à Sony Music et non par appartements ce qui aurait pu permettre une multitude d’acteurs et de repreneurs de ces droits. En clair, pour lui il, va rester dans la musique Universal et Sony et Google, Apple et Samsung dans l’internet et le hardware.
Même si Emmanuel de Buretel a chargé les journalistes en déclarant que lors de l’arrivée du téléchargement illégal, l’ensemble était pro-piratage, il a également fait son autocritique indiquant que les maisons de disques avaient mis du temps à réagir et à appréhender les mouvements et les conséquences du numérique sur leur business.

Reconnaissons une chose, certains indépendants, ont connu bien plus vite les problèmes de distribution physique que les majors et certaines ont été contraintes, pour survivre, de basculer complètement sur le tout numérique. Pour Stéphane Bourdoiseau, Président de l’UPFI, la distribution de musique aura basculé au tout digital d’ici 2 ans.

L’UPFI a également indiqué que les résultats de l’Hadopi étaient satisfaisants, notamment dans le changement des mentalités et des comportements vis à vis du téléchargement illégal. Pour eux, il ne faut plus suspendre l’abonnement mais passer à la sanction directe par une amende de 140 €. Une position qui rejoint celle de la SACEM.

 

Auteur : admin

Usages, consommation, modèles économiques : Ce que change et implique le passage à un monde dématérialisé Ex Universal, France TV, Les Echos Passionné d'actu, de musique, cinéma, économie, nouvelles technologies...