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Médias, Musique, Cinéma : Chronique d’un monde digital

Ce que révèle le coup de Beyoncé

16 décembre 2013 par admin | 1 Commentaire

 

Visuel iTunes Beyoncé

Près de 600 00 ventes en 2 jours seulement en digital aux Etats-Unis sur iTunes alors que les albums sortent en début de semaine aux Etats-Unis, l’équipe de Beyoncé a décidé de faire un gros coup pour marquer les esprits et pas question d’écoute gratuite une semaine avant la sortie sur iTunes, cette fois ci, pour écouter l’album faut passer à la caisse directement, et pas question de ne vouloir qu’un titre, c’est tout ou rien.

En gardant le secret de la sortie, en ne diffusant l’album qu’en digital sur iTunes dans un premier temps, Beyoncé va totalement à l’encontre des pratiques habituelles dans l’industrie du disque et de la musique. Pas de single en amont, ni de promo mais surtout, il est impossible pendant la première semaine de se procurer l’un des 14 titres de l’album. C’est tout ou rien jusqu’au 20 décembre. Il faut donc acheter l’ensemble de l’album ainsi que les 18 clips déjà produits.

L’origine de ce  choix de Beyoncé reposerait dans une certaine désillusion face à son label et à l’industrie du disque. N’ayant plus aucun espoir d’arriver à vendre « correctement » son album, l’artiste, selon le Huffington Post, se déclarant même complètement désemparée

Radiohead avait déjà à l’époque fait surprise en mettant en ligne un album que chacun pouvait se procurer pour le montant qu’il voulait et ce, directement sur le site du groupe. Cette fois ci, Beyoncé toujours en contrat avec Columbia, un label Sony Music, met sont album en téléchargement unique sur iTunes mais la plateforme d’Apple le lui rend bien en lui assurant une visibilité maximale contre certainement une part sur les ventes bien plus importante qu’à la normale.

Le but de ce « coup » est tout d’abord de marquer les esprits et de faire parler afin d’attirer le consommateur mais surtout les fans vers un seul canal de distribution et de maximiser les ventes sur la première semaine. Comme je l’indique déjà à plusieurs reprises sur ce blog, l’industrie du disque se transforme de plus en plus comme l’industrie du cinéma ou tout se joue dans la première semaine. Aux Etats-Unis, un film fait une grande partie de ses entrées lors du premier week-end d’exploitation et s’il rencontre le succès, son exploitation pourra ensuite s’étaler sur plusieurs semaines. C’est tout le contraire d’une stratégie d’album, qui à la différence du film, dispose de plusieurs cartouches, et lorsque l’on croît au potentiel de l’album dans son intégralité, on sait que sur la durée, avec de nombreux singles, il trouvera son public. Il me semble que modestement, c’est comme cela que cela fonctionnait…

Là, Beyoncé, a juste voulu enfoncer le clou encore plus profondément, reflétant un réel désemparement des artistes condamnés albums après albums à voir leurs ventes et leurs revenus issus de leurs albums se rétrécir sérieusement.   Elle ne fait qu’amplifier un phénomène déjà bien en place, mais même si elle en récolte aujourd’hui les lauriers, c’est aussi un jeu extrêmement dangereux.

Car le but est bien là, vendre le plus possible la première semaine car on sait bien ensuite qu’il faut beaucoup d’énergie, de marketing et surtout un bon album bien produit recelant de nombreux hits pour qu’il continue de bien se vendre. Et c’est bien là le problème, si l’industrie du disque commence à jouer ce jeu là c’est bien qu’il semble y avoir un problème de ce côté-là. On comprend mieux pourquoi le label Interscope, le label de Lady Gaga, s’inquiétait de la faible première semaine de commercialisation de l’album Artpop et commençait à vouloir tailler dans ses coûts alors qu’il avait dépensé 25 millions de dollars pour son lancement.

Première semaine disques USA

En 10 ans, une chute de 70 % des ventes de Beyoncé

Même des artistes comme Beyoncé connaissent depuis le début de la crise du disque une sérieuse baisse de leurs ventes. Par rapport à son premier album « Dangerously in love » écoulé à près de 5 millions d’exemplaires aux USA, le précédant «4 » paru en 2011, lui ne s’était écoulé qu’à 1,4 millions. Une baisse de 70 % en une décennie… plus que la moyenne du top 10 américain. Lire la suite →

19 septembre 2013
par admin
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Le retournement de tendance du marché de la musique enregistrée en France, est-il une si bonne nouvelle ?

Stromae-Daft-Punk

© ABACA

Loin de moi l’idée de ne pas me réjouir d’un retournement du marché du disque en France alors que depuis plus de 10 ans la filière à perdu 70 % de son chiffre d’affaire.

La hausse de 6,1 % reste tout de même précaire et principalement due au succès de quelques albums qui se sont bien vendus comme les Enfoirès, Génération Goldman et le dernier Daft Punk. Dans le numérique, on assiste à une sensible baisse de l’acte d’achat par titres au profit d’un téléchargement d’albums complets. La part de marché du numérique en France se maintient à 30 % sans vraiment marquer un véritablement transfert.

Même si l’achat d’albums en téléchargements et l’abonnement en streaming montrent des signes de bonne forme, au total, le marché numérique ne décolle pas suffisamment pour compenser et remplacer dans le futur le disque physique. Car au rythme des nouvelles (Disparition de Virgin Megastores, suppressions de postes à la Fnac…) oui, le disque physique ne fera bientôt plus partie de notre quotidien car nous n’en trouveront simplement plus à portée de mains et que pour une grande partie du public, le plus jeune (oui oui, les digital native, toujours eux), le support à disparu dans les usages mais aussi dans un grand nombre de points de ventes.

Cette hausse au premier semestre révèle surtout une grande concentration, une faible exposition des œuvres enregistrées et au final un petit nombre d’élus.Désormais, comme pour le cinéma, les sorties d’albums doivent faire leurs preuves très rapidement sous peine de disparaître aussi vite. Parfois, en quinze jours ou trois semaines l’avenir d’un album est scellé. Si le public n’a pas connaissance de la sortie par la radio, la presse ou la télévision, l’album est condamné. Ce n’est malheureusement pas via les sites de streaming qu’il aura cette information. Il n’y a pas encore une bonne publicité et exposition des sorties sur ce type de sites.

Un nombre d’élus toujours plus restreint

Depuis ce début 2013, si l’on analyse les sorties, il n’y a pas eu grand-chose à ce mettre entre les oreilles et le succès du dernier Daft Punk traduit simplement le manque de diversité que ce soit en sorties internationales que nationales… Le très bon marketing avant et autour de la sortie de l’album ont fait que cet album été le parfait élu pour être un incontournable de l’année que chaque frange de la population se doit d’avoir. Que le succès d’un seul album comme celui de Daft Punk puisse modifier les chiffres de ventes et le chiffre d’affaire de la filière de la musique enregistrée est bien un signe de grande vulnérabilité. Cela prouve d’une part que le disque physique n’a pas rendu encore l’âme car la progression du chiffre d’affaire en valeur est à lui imputer en particulier et d’autre part, qu’il y a une véritable concentration dans l’exposition et les sorties de disques. Pour qu’un album soit un véritable succès, il faut que ce succès se fasse sur plusieurs mois avec de nombreux singles en exploitation comme cela a été le cas pour Adèle par exemple. Combien d’artistes peuvent se targuer d’enchaîner hits sur hits afin d’avoir un album qui devienne incontournable comme cela a été le cas pour Mika pour son premier album mais qui depuis n’arrive plus à trouver ce même succès ? Ils seront peu cette année à pouvoir enchaîner les hits en radios et à la télévision comme David Guetta. Avicii en a en tout cas le potentiel, son premier album regorge de titres, il fait le job.

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21 mai 2013
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Quel avenir pour Sony ?

sony-building

La firme nippone vient récemment de publier ses premiers bénéfices depuis plus de 4 ans. Mais, à y regarder de près, ce résultat positif tient plus à la dévaluation du Yen entreprise par la banque centrale japonaise qui déverse de la monnaie et rachète des dettes étrangères dont celle de la France,  qu’à l’activité de la célèbre marque et à son offre de produits.

Car Sony a toujours un problème. Et lorsque l’on regarde leur dernière publicité pour le mobile Xperia Z, il faut bien reconnaître que le positionnement décidé par la marque est extrêmement risqué. Jouer sur la nostalgie et montrer ce qui a fait le succès de Sony ces dernières décennies est très osé pour une société dont la principale activité est dans le High Tech. Communiquer sur le passé, même s’il est glorieux, est un choix assumé par Sony pour le lancement de ce portable. A savoir si le jeune public qui ne connait de Sony que la PlayStation sera touché par ce film publicitaire qui même s’il est bien réalisé et mis en musique, le tout avec de belles lumières et couleurs, reste un film tourné vers le passé plus proche de la nécrologie de marque qu’un argumentaire vantant la vision futuriste d’une société qui comprend les changements à long terme.

Ce qui est cruel dans ce film, si l’on y réfléchit bien, c’est que oui, Sony a fait partie du quotidien de beaucoup d’habitants de cette planète mais cette époque est révolue. Il est loin le temps ou les consommateurs étaient entourés de platines CD Sony, de Walkman, de MiniDisc ou de téléviseurs.

La marque s’est complètement trompée dans les nouveaux produits nomades. Le MiniDisc n’a jamais réellement percé et le fait d’avoir louper le train des lecteurs MP3 reste la plus grosse bourde des équipes de Sony. Alors que la marque avait le contenu à disposition avec Sony Music, elle n’a rien fait pour réagir à l’iPod et tenter de contre-attaquer Apple. Cette passivité et cette difficulté à sortir du cadre traditionnel se retrouve encore dans la téléphonie aujourd’hui. Les téléphones Sony Mobile hérités de la coentreprise avec Ericsson sont plutôt de bons produits mais cela ne suffit pas pour tenter de faire de l’ombre à Apple ou Samsung

Dans la télévision, la part de marché de Sony s’est sérieusement réduite. Il suffit d’aller constater dans ce rayon quelles marques sont les plus présentes pour comprendre que Sony ou Philips qui étaient leader se sont faites sortir par LG ou Samsung. Sony a d’ailleurs fait le choix de sortir de ce marché comme l’a déjà fait Philips auparavant car face aux producteurs coréens de dalles, la marque japonaise n’était pas la mieux armée…

A l’instar du hollandais Philips, Sony souhaite se tourner vers un marché porteur, celui de la santé. Avec Olympus, le japonais veut proposer des produits innovants sur le marché des endoscopes. 500 millions d’euros ont d’ailleurs été investis pour prendre une partie du capital du compatriote Olympus et la création d’une coentreprise. Mais Sony se frotte à des géants de la santé déjà bien installés comme Philips ou GE et un nouvel arrivant en provenance de Corée… Samsung.

L’avenir nous dira si cette diversification vers la santé portera ses fruits mais déjà, on peut dire que Sony à presque loupé le coche des bracelets « santé » qui contrôlent votre activité physique ou votre consommation alimentaire et votre sommeil comme les produits de Nike, Jawbone ou Fitbit peuvent en proposer. Il semble que Sony ne sera pas présent sur le marché des montres, est-ce que le japonais a dans ses tuyaux un produit qui pourra concurrences les Google Glasses ?

Je reste donc très circonspect sur le futur de la marque Sony. Par quoi viendra la relance et le sursaut ? Quel produit dans le pipe fera que la société assurera sa survie pour les années à venir ? Pour l’instant il y a encore des doutes à avoir sur la stratégie des années à venir et il est certain que la concurrence chinoise et coréenne sera sans répit.

19 mai 2013
par admin
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Peut-on dire du mal du dernier Daft Punk ?

Daft-Punk-l-album-Random-Access-Mem

Le déferlement massif de teasers et de communication en amont de la sortie du dernier album de Daft Punk « Random Access Memories » fait qu’il est assez difficile d’aller contre le vent et d’émettre quelques critiques ou avis négatif de ce nouvel album sans passer pour un ringard ou un éternel insatisfait. Mais permettez-moi de justifier un peu ma position et expliquer pourquoi je pense que cet album ne restera pas dans les mémoires.

Je suis vraiment un auditeur de la première heure du groupe. Dès que j’avais entendu Da Funk, j’ai décidé de le mettre en radio et de défendre ce son bien avant la sortie de l’album Homework car je le trouvais vraiment original et bien dans l’époque.

Nous savons tous qu’en parcourant les chansons de Daft Punk, nous avons parfois un sentiment de déjà entendu mais cela n’était pas gênant au demeurant d’avoir parfois une certaine gêne en se disant : « hummm ça me fait terriblement penser à du Supertramp, Kool and The Gang, Chic, Gershon Kingsley, Jean-Michel Jarre ou Giorgio Moroder (le compositeur de la Bo de Midnight Express) car le groupe assume pleinement ces « influences ». Il assume si bien que sur le dernier album, le 3ème titre s’intitule Giorgio by Moroder, le compositeur faisant même un guest sur le titre.

Je suis de la même génération que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. Nos oreilles se sont développées avec les mêmes bandes sons à la radio ou dans les films. Les albums de Daft Punk ont une utilité, ils font découvrir au jeune public ce qu’était le son des années 70. Avec le digital, il est en effet plus trop possible de se balader dans une discothèque, une pile de disques et tomber sur un album que l’on veut écouter car la pochette est sympa. Ceci est presque totalement tué avec le streaming ou les fichiers digitaux qui même s’ils permettent l’échange et le partage sont tout de même un frein à l’initiative personnelle de découverte de musique.

Pour en revenir à Daft Punk, « Random Access Memories » n’est pas le premier album que je trouve un peu décevant selon moi. « Human after all » m’avait également déstabilisé et déçu dès la première écoute. Et lorsque je n’accroche pas dès la première ou seconde écoute, je considère que l’album ne fera pas partie des albums que j’aime écouter de façon naturelle, car j’en ai envie, que les titres me plaisent ou répondent à mes émotions du moment.

Pour moi, deux titres s’illustrent dans cet album et ce sont les plus mélodieux et les moins répétitifs au niveau de la composition. Ils se trouvent dans le deuxième tiers de l’album. En effet, « Within et « Instant crush » ressortent du lot après plusieurs écoutes. « Within » pourra d’ailleurs rendre jaloux Richard Clayderman et sa mondialement célèbre « Balade pour Adeline » car l’intro du titre des Daft Punk risque de se retrouver dans un grand nombre d’attentes musicales entreprises, de musique de décollages pour compagnies aériennes, de musiques que l’on entend dans les ascendeurs des hôtels mais le titre colle surtout parfaitement à une musique de générique de fin de film qui viendrait titrer les larmes des spectateurs. Pareil pour « Instant Crush », le titre colle parfaitement également à l’univers du cinéma avec des mélodies très travaillées qui se révèlent petit à petit et de belles harmoniques dans les arrangements. Un titre fort également en émotions procurées à l’écoute.

 La BO de Tron remplissait tout à fait le contrat, j’ai toujours plaisir à écouter les nombreux titres ainsi que les remixes qui collaient parfaitement à l’univers du film et formidablement réalisés avec une très belle production et de beaux titres qui resteront.

Si je ne suis pas complètement emballé sur « Random Access Memories » c’est qu’il y a selon moi un flagrant manque d’originalité et de créativité dans les compos et les effets. Cela commence à se voir. Les effets vocaux grâce au Vocodeur, les loop, boucles… sont trop présents et arrivent vraiment à devenir lassants comme sur le titre « Lose yourself to dance ». Il faut reconnaitre que certains titres de l’album seront parfait pour la synchro d’émissions télé ou publicité voir même sonoriser des magasins mais est-ce vraiment le but recherché par le groupe ? Pas sûr…

Le duo s’est fait plaisir avec de prestigieux featuring et a dépensé beaucoup d’argent en studio mais cela peine à masquer un certain « déjà vu » sur leurs titres qui laisse l’auditeur un peu perdu et perplexe lorsqu’il écoute cet album. Même si certains prédisent des ventes records  pour sa sortie, le temps dira si le choix fait par Daft Punk est validé à long terme. Le groupe bénéficie de toute façon d’un public fidèle et bienveillant qui sera là même s’il peut y avoir des baisses de régime dans la créativité.

15 mai 2013
par admin
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Universal Music rejoue la carte du format haute-fidélité et lance le Blu-Ray Pure Audio

Blu ray pure audio

Une fois de plus, Universal tente la carte de la musique haute fidélité et réaffirme sa confiance dans  le format physique.

Annoncé le 14 mai, le format Blu-Ray Pure Audio est disponible au départ sur une quarantaine de références du catalogue Universal (surtout du back catalogue pour le moment) et devrait être développé ensuite sur près de 90 % du catalogue de la major soit près de 30 000 références si tout se passe bien. La France est d’ailleurs le pays test pour ce lancement et Pascal Nègre prend même l’exemple du dernier album de Mylène Farmer qui se serait vendu à 70 000 exemplaires en Blu-Ray sur les 400 000 vendus. A en croire Universal Music, tout va bien, le support va renaître de ses cendres… Sauf que la maison de la rue des Fossés Saint Jacques oublie un peu de dire que la majorité des acheteurs de cet album de Mylène Farmer ont acheté ce produit pas vraiment en connaissance de cause car il avait un packaging différent, et quand tout bon fan, il faut acheter l’ensemble des produits mis sur le marché par la chanteuse. Le pourcentage d’utilisateurs ayant acheté l’album MonKey Me en Blu-Ray pour la qualité de son qu’il procure doit être proche de 0. Cette opération pleine de bonnes intentions n’est juste qu’un énième bis repetita d’un nouveau format lancé sans réel avenir de croissance. On se souvient des quelques DCC qui trainait dans les rayons disques dans les années 90 et qui n’ont jamais trouvé preneurs. Il y a près 10 ans, les maisons de disques croyaient également dans un support révolutionnaire qui sauverait l’industrie du disque : le SACD. Mais pareil que pour le Blu-Ray Pure Audio, le SACD n’a jamais trouvé son marché même si des albums comme « Du Plaisir » de Michel Sardou s’étaient vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, c’était plus de façon « forcée » ou sans le savoir que le public achetait un CD SACD.

Dans le cas du Blu-Ray Pure Audio, cela est un peu différent, l’équipement en platines Blu-Ray représente 1/3 des équipements des français mais le public prêt à mettre 20 € dans un album même s’il a des qualités sonores bien supérieures devient de plus en plus rare et si les références proposées au départ sont presque que des références de back catalogue ce n’est pas un hasard. Ce format s’adresse à un public mur totalement à l’opposé de l’utilisateur des MP3 ou du streaming qui compresse complètement le son. On ne peut blâmer Universal de tenter de retenir encore quelques clients vers le support physique, cela reste la source de revenus la plus importante de l’entreprise, mais espérons que les déboires connus avec le SACD qui ne pouvait pas être lu sur un grand nombre de platines CD classiques ne sera pas reproduit.

Le fait que le Blu-Ray Pure Audio ne puisse être copié semble indiquer que le chemin sera encore long. Le problème demeurera de toute façon puisque peu de distributeurs seront dans la possibilité de proposer ce produit du fait du faible manque de place dans les rayons. La FNAC étant d’ailleurs la seule enseigne a distribuer ce produit pour le moment…

8 mars 2013
par admin
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Le marché de l’occasion de revente de fichiers numériques, le prochain gros problème des éditeurs et producteurs ?

Amazon

Après Amazon, c’est bien Apple qui vient également de déposer un brevet pour un système permettant la revente de fichiers numériques. Une prochaine révolution s’annonce donc avec ces 2 géants de la distribution qui se mettent en ordre de bataille.

Car bataille, il y aura. Oui, il sera possible très prochainement de revendre ses E-Books, applications ou titres musicaux comme on peut le faire pour des DVD, CD ou livres d’occasion et ne plus pouvoir ensuite les utiliser.

Amazon connait bien le marché de l’occasion, le géant de Seattle vend déjà des livres d’occasion depuis 13 ans. Avec le digital, les possibilités sont énormes car il n’y a pas de transport des biens et juste une commission à encaisser. Pour Bill Rosenblatt, président de GiantSteps, un cabinet de conseil en technologie, « la technologie permettant la revente de biens numériques est maintenant en place, et cela provoquera un bouleversement dramatique. À court terme, il est idéal pour les consommateurs. À long terme, cependant, il pourrait sérieusement réduire la création et l’investissement des éditeurs ».

Scott Turow, un romancier à succès et président d’une association d’auteurs, il y a un réel danger immédiat dans la perspective d’un magasin d’occasion pour les fichiers numériques. « La revente de livres électroniques mettrait une pression terrible sur le prix des livres qui viennent de paraître », at-il dit. «Qui voudrait être le pigeon qui achète le livre au prix fort quand une semaine plus tard, tout le monde peut l’acheter pour bien moins… »

Le système d’Amazon permettra ainsi à ses 152 millions de clients de créer une liste de produits d’occasion qu’il souhaite acquérir et dès que l’un d’eux sera cédé, il en aura la livraison. C’est un véritable changement de mode de consommation du digital. Un livre ne vous plait pas, vous pouvez ainsi le céder d’occasion. Aucun doute que les producteurs et éditeurs vont tout faire pour tenter de réguler et maîtriser ce marché à venir…

 

Descriptif et schéma de revente de fichiers numériques chez Amazon

Descriptif et schéma de revente de fichiers numériques chez Amazon

18 février 2013
par admin
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Thomas Jamet :  » L’industrie de la musique est en train de comprendre qu’il faut qu’elle se modernise »

Thomas Jamet Moxie

Photo : Emmanuel Vivier

Thomas Jamet (@tomnever) est un passionné de communication et de musique.  En parallèle de ses activités chez Publicis Groupe au sein de Moxie, agence qui met l’innovation au cœur de la communication pour les marques, il préside également la commission Brand Content de l’Udecam. Auteur de « Ren@issance Mythologique, l’imaginaire et les mythes à l’ère digitale » (François Bourin Editeur), il est en train de finaliser son second ouvrage. Son blog www.thomasjamet.com est aussi un reflet de ses positions et de sa vision du monde de la communication que l’on retrouve également dans son billet hebdomadaire publié sur Influencia.net. Il me tardait de le rencontrer pour avoir sa vision de la relation du secteur de la musique avec les marques et son analyse d’un environnement qu’il connaît bien.

Luc Michat : On l’a vu lors de ce dernier Midem en Janvier, les producteurs de musique et les artistes se tournent sans plus aucune retenue vers les marques. C’est donc cette voie qui permettra de retrouver une nouvelle croissance ?

►Thomas Jamet : Oui complètement, j’ai vraiment l’impression que la tendance de cette année c’est le Brand Content et la manière dont les marques travaillent avec le monde de la musique et les artistes. Cela reflète bien les tendances du moment, qui portent sur la data, la technologie, l’innovation et le contenu, et c’est assez symbolique que le Midem mette en avant ce lieu, Brand Central, qui est l’endroit le plus visible dès que l’on rentre, je trouve cela vraiment malin.

« En 2012, nous avons eu beaucoup de projets autour de la musique »

LM : Et donc tu étais présent au Midem pour présenter l’opération avec Swarovski faite par l’agence Moxie dont tu es le CEO ? Cette opération tournait autour de la chanteuse Brisa Roché et son univers qui avait été décliné lors d’une opération avec la marque de joaillerie qui tournait complètement autour d’elle. Quel est le rôle justement de Moxie au sein de Publicis Groupe ?

►TJ : Moxie est une agence très récente en France. Elle existe aux Etats-Unis depuis 12 ans mais elle est née en France en avril dernier. Son ADN de base c’est le Brand Content, l’Entertainment, le planning stratégique et le Social Media. Nous souhaitons être une agence globale travaillant pour nos clients, de la problématique stratégique, jusqu’à l’achat d’espaces dans les médias. Nous avons un réel savoir faire dans l’Entertainment depuis déjà des années avec l’agence Newcast. En 2012, nous avons en effet eu beaucoup de projets autour de la musique. Swarovski mais également le lancement de la Renault Twizy avec David et Cathy Guetta, une opération avec Garnier et le groupe Electric Guest, nous avons lancé la nouvelle marque de Ralf Lauren avec le groupe Metronomy, donc énormément de choses avec la musique. Pourquoi ? Parce que nous adorons la musique. Dans l’équipe, nous sommes beaucoup en contact avec les acteurs de la musique, notamment via nos précédentes expériences. Nous avons donc une appétence particulière pour la musique. Et de plus, la musique est une manière de toucher les gens, le public avec une grande efficacité. Le rayonnement et la puissance d’un événement comme les NRJ Music Awards montre bien que l’on a là un réservoir d’émotion à puiser et à aller chercher pour le mettre au service des marques. Notre objectif est celui là, être une des agences référente sur le marché français sur la création et l’Entertainment. Lire la suite →

5 février 2013
par admin
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Le « do it yourself » de plus en plus en vogue chez les artistes dans la musique

Wiseband

Le marché du disque est loin d’être  au meilleur de sa forme depuis plus de 10 an, ce n’est pas un scoop. En conséquence, les sorties de nouveautés se sont sensiblement réduites dans les rayons. En l’espace de 10 ans, le nombre d’albums francophones mis sur le marché a été divisé par 2 ! Face à cette sinistrose, la créativité et l’inventivité, permet à certains entrepreneurs de tirer leur épingle du jeu, et de répondre aux attentes d’une bonne partie des artistes aujourd’hui, avec à la clé, de nombreuses opportunités.

Wiseband  (anciennement nommé Yozic et dont le back office va être complètement remodelé d’ici mars), propose ainsi aux artistes une véritable solution complète pour presser des disques (CD ou vinyl), les commercialiser, gérer la diffusion de ses titres sur les plateformes digitales (iTunes, Deezer, Spotify…) mais également fabriquer des produits dérivés (T-shirts, lunettes de soleil…) et également gérer sa présence et sa communication sur les réseaux sociaux. De quoi remplacer un label !

L’époque fait que les artistes les plus débrouillards peuvent ainsi arriver à des résultats de très bonne qualité pour un investissement financier assez faible. Le groupe niçois The Kitchies, qui est en train de travailler sur un second EP, s’est inscrit chez MyTourManager, un site qui permet aux artistes et aux organisateurs de concerts de se rencontrer et de faire affaire. The Kitchies a ainsi pu se produire à de nombreuses reprises par ce biais et ainsi augmenter son exposition notamment via les concerts SFR Jeunes Talents. Le groupe originaire de Nice a aussi fait travailler des étudiants sur la création graphique de leur premier EP ainsi que la conception de leur site Internet. Pareil pour leurs clips et vidéos. Tout le monde est mis à contribution pour un résultat de bonne qualité. Autre exemple, en s’y prenant à l’avance, ils ne paient pas leur allers / retours vers Paris. En effet, jouer live au bar de l’IDTGV leur permet de voyager gratuitement. Une initiative que la filiale de la SNCF avait lancé pour des concerts avec des artistes confirmés et qui demandaient de lourds moyens. Désormais, ce type d’opportunités est possible pour de jeunes artistes sur le modèle win-win. Lire la suite →

30 janvier 2013
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Les producteurs de musique toujours à la recherche de leur modèle au Midem 2013

Midem 2013

Ce Midem se clôture avec une baisse de 7 % de la fréquentation. Bruno Crolot a tenu à préciser également lors de son point presse qu’il y aurait bien une édition l’année prochaine à partir du 25 janvier 2014 et qu’elle se déroulerait bien au Palais des Festivals faisant taire les rumeurs.

Alors que le Midem édition 2013, 46ème édition depuis sa création en 1967, était en train de fermer ses portes et voir ses allées se vider de ses derniers visiteurs, une information était rendue publique concernant la société Néerlandaise Philips. Le géant bien connu du grand public pour ses téléviseurs ou ses lecteurs K7, platines CD et sa filiale dans le disque qui avait donnée naissance à Universal Music, annonçait lors d’un communiqué, avoir vendu pour 150 millions d’euros sa branche audio et vidéo. En effet, le parallèle est marquant. Pour sa survie, Philips, à la différence de SONY, qui est dans un bien pire état et qui n’a pas changé de modèle assez rapidement, s’est tourné très rapidement vers une activité B to B principalement portée par le secteur de la santé et l’éclairage avec notamment la révolution qu’entraîne l’arrivée de la LED. Philips, contraint de sortir de son champ d’action initial, est un bel exemple de mutation d’entreprise pour assurer à nouveau la croissance et toucher de nouveaux marchés.

Les producteurs de musique ne se renferment-il pas trop vers leur rôle de producteur en répondant à chaque fois que leur business n’est pas de distribuer ? Et si ce rôle leur incombait désormais et pouvait assurer leur survie ? Si Apple ne produisait encore que des iMac, l’entreprise serait probablement déjà morte… Pour assurer son avenir, elle s’est imposée une profonde mutation de son ADN de base pour sortir du cadre et proposer de nouveaux produits. Lire la suite →

29 janvier 2013
par admin
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Bastian Baker : « Twitter est un véritable privilège pour les fans, c’est un lien omniprésent »

Bastian Baker  - © Minouche Jauffret

© Minouche Jauffret

 

 Le début de carrière de Bastian Baker peut faire rêver. Après un premier titre en 2011, tout s’enchaîne à une vitesse assez rare pour un nouvel artiste à cette époque. Participation au festival Jazz à Montreux, premières parties d’artistes tels que Nolwenn Leroy ou passage à Taratata et participation à Danse avec les Stars sur TF1, tout cela en parallèle de la sortie de son premier album en 2012 intitulé “Tomorrow may not be better”. Rencontre avec un artiste généreux et bien dans ses baskets qui pense déjà à son second opus.

Luc Michat : Quel apport des réseaux sociaux dans la relation avec le public ou les fans ? Je sais que vous twittez même très tôt le matin dès votre réveil ?

► Bastian Baker : Je pense que c’est un nouveau lien omniprésent. Il a fallu pour moi m’adapter un petit peu, au début je twittais très peu, en Suisse ce n’est pas encore très répandu alors qu’en France, l’utilisation est bien plus répandue. C’est un véritable privilège pour les fans, à l’époque des Stones, le fan envoyait une lettre et espérait qu’on allait lui répondre mais souvent sans espoir. Cela donne un certain privilège au public et permet d’instaurer une relation un peu différente.

 LM : Est-ce que la maison de disque vous a briefé pour certaines choses à ne pas dire sur les réseaux sociaux ?

► BB : Il n’y a pas de brief de la part de la maison de disques. J’ai tout d’abord la chance d’être un artiste indépendant. Je gère tout cela moi même mais on en parle parfois sur des publications un peu tendancieuses, mais au départ il est important d’avoir une certaine ligne de conduite pour éviter tout débordement et ne poster que des choses pertinentes. Il faut comprendre ce qui peux choquer car les réseaux sociaux peuvent être aussi un vrai outil de provocation et il y a des limites à ne pas dépasser. Parfois je peux twitter à 5 ou 6 heures du matin et on n’est pas à l’abri d’un message qui vous échappe. Je pense que cela peut aller très vite et avoir des conséquences soit positives ou dramatiques parfois. Personnellement, j’envoie 2 ou 3 messages par jours sur Twitter,  je ne suis pas addict à ce point là. C’est une question de feeling, je n’ai pas vraiment songé à une stratégie sur les réseaux sociaux.

 LM : Donc, pour une nouvel artiste qui commence sa carrière, c’est primordial ?

► BB : C’est primordial, cela offre la meilleure visibilité, le côté viral se propage très vite, c’est plus fort que la télé.

LM : Votre premier album est très acoustique avec des sonorités folk. On assiste aussi à une émergence avec succès, de nombreux artistes dont les chansons sont basées sur du piano voix comme Adele ou Birdy par exemple. Est ce un reflet de la société ou le public souhaite se rassurer ou se réconforter avec des chansons plus tendres, plus mélodieuses et sobres ?

►  BB : Absolument, pour moi, la grande surprise cette année c’est la reprise d’Halleluyah en guitare voix enregistrée en une seule et unique prise et sans modification du titre après la prise et qui a cartonné en radio. Actuellement, il y a deux créneaux en radios, avec d’un côté des titres très acoustiques qui marchent très bien et à l’opposé les grosses productions avec des ordinateurs comme la Dance, des choses plutôt faciles à produire mais qui trouvent aussi un large public. J’aime prendre le temps de faire de la musique, il faut faire des chansons qui durent et pour mon second album, cela va être plus compliqué car il va s’orienter vers deux axes : un côté toujours acoustique comme sur le premier, et des choses très rock. Je suis en train de travailler dessus pour mettre tout ça en forme.

 LM : Pour le titre Hallelujah, vous vous êtes plus inspiré de Leonard Cohen ou de Jeff Buckley ?

►  BB : L’influence c’est Jeff Buckley, j’ai découvert la chanson avec Jeff Buckley avant de savoir que c’était un titre de Leonard Cohen.

LM : Vous avez un album très différent des One Direction, plus folk et acoustique, mais finalement, vous avez le même public. Quelle analyse  faites vous de ce phénomène ?

► BB : Je pense que le public doit juste se développer. En Suisse, mon public est très différent et beaucoup plus large, c’est quelque chose qui prend un peu plus de temps, mais c’est déjà un privilège d’avoir un public.

LM : Vous êtes plusieurs artistes d’origine Suisse à venir faire carrière en France et en chantant en anglais, on peut citer aussi Célien Schneider qui sort son album au printemps, est ce que c’est un phénomène de mode comme pour les chanteurs Québécois à une certaine époque ?

► BB : Je pense que c’est très positif et peut être que les artistes Suisses sont plus motivés.  Si la France est ouverte aux artistes Suisses, faites attention, on va venir en masse !

© Minouche Jauffret

Photos : © Minouche Jauffret

28 janvier 2013
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Une énième année de baisse du marché de la musique enregistrée en France en 2012

photo Snep Midem 2013

Les années se suivent et se ressemblent dans la musique enregistrée. Comme annoncé ici il y a déjà quelques jours, la baisse des ventes de musique enregistrée se situe exactement à -4.4 %.

Le marché physique (les ventes de disques) baissent de près de 12 % alors que la progression pour les ventes numériques est de + 13 %. A noter la progression des droits voisins (droits de diffusion et de copie privée) qui progressent de 7.5 % sur 2012.
Le chiffre d’affaire de la musique enregistrée n’est plus que de 589.7 millions d’euros sur 2012 contre 1.3 milliards en 2002 soit une baisse de 55 % en 10 ans ! Il y a encore du chemin à parcourir pour redresser la barre car même si les chiffres sur le numérique sont satisfaisants, il ne compte que pour 25 % du chiffre d’affaire. La lente et durable baisse se poursuit donc.

Le CD 2 titres est en train de vivre ses dernières heures avec une chute de 44 % de ses ventes en 2012. L’écoute au titre se faisant bien souvent en streaming désormais… Le point positif est que la France est le second pays derrière la Suède pour le poids du Streaming dans le chiffre d’affaire du numérique. Cela peut aussi poser des interrogations également sur un basculement du comportement des consommateurs de musique qui ne désirent plus la posséder mais juste l’utiliser pendant une certaine période. Ce court-termisme est selon moi un sujet qui peut inquiéter les producteurs de musique qui cherchent avant tout un investissement sur le long terme et la l’établissement de carrières longues beaucoup plus rentables. Pour le public 15/24 ans, ils sont 93 % à consommer de la musique sur Internet dont 82 % via le streaming. Comme pour la presse, ce ne sont que les publics mûrs qui achètent le support enregistré ou imprimé.

Autre sujet qui peut inquiéter, selon le SNEP, la hausse des coûts de production qui a été de 17 % entre 2009 et 2011 est un lourd handicap pour le répertoire français. A contrario d’autres secteurs culturels comme le cinéma qui peut se délocaliser dans les pays de l’est pour les tournages, les musiciens et techniciens dans la production musicale, restent français. Là encore, le statut d’intermittents est remis en cause en filigrane. Même si entre 2011 et 2012, le nombre d’albums francophiones commercialisés a progressé de 19 %, Pascal Nègre d’Universal Music France a bien indiqué que comme tout investisseur, les producteurs de musique ont besoin d’avoir de la visibilité pour investir. La rentabilité de la filière francophone n’étant pas au rendez vous, il est fort probable qu’à moyen terme, les artistes francophones aient à subir une baisse du nombre de signatures et de sorties d’albums au profit d’artistes internationaux. Lire la suite →

27 janvier 2013
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Les labels indépendants demandent toujours un soutien plus marqué pour leur filière

logo_upfi

Lors de leur conférence de presse de ce dimanche matin lors du Midem, les producteurs indépendants ont une nouvelle fois souligné leur appel à l’aide au gouvernement pour mettre en place un plan pour soutenir l’ensemble de la filière.

Les producteurs qui bénéficient déjà d’un crédit d’impôt,  souhaitent que l’Etat s’engage encore plus à leurs côtés dans la bataille du partage de valeur. En clair, mettre en place une taxe ou un impôt sur les géants du Net tels que Google. Ils attendent les réponses de la Ministre Aurélie Philippetti présente sur le salon ce dimanche et qui fera une conférence de presse dans l’après midi.

Lors de ce point presse, il a été souligné par Emmanuel de Buretel, fondateur du label Because Music que l’Europe n’avait pas vraiment opposé de résistance à la fusion Universal / EMI et que dans les éditions, les gros acteurs avaient été favorisés car cédées en entier à Sony Music et non par appartements ce qui aurait pu permettre une multitude d’acteurs et de repreneurs de ces droits. En clair, pour lui il, va rester dans la musique Universal et Sony et Google, Apple et Samsung dans l’internet et le hardware.
Même si Emmanuel de Buretel a chargé les journalistes en déclarant que lors de l’arrivée du téléchargement illégal, l’ensemble était pro-piratage, il a également fait son autocritique indiquant que les maisons de disques avaient mis du temps à réagir et à appréhender les mouvements et les conséquences du numérique sur leur business.

Reconnaissons une chose, certains indépendants, ont connu bien plus vite les problèmes de distribution physique que les majors et certaines ont été contraintes, pour survivre, de basculer complètement sur le tout numérique. Pour Stéphane Bourdoiseau, Président de l’UPFI, la distribution de musique aura basculé au tout digital d’ici 2 ans.

L’UPFI a également indiqué que les résultats de l’Hadopi étaient satisfaisants, notamment dans le changement des mentalités et des comportements vis à vis du téléchargement illégal. Pour eux, il ne faut plus suspendre l’abonnement mais passer à la sanction directe par une amende de 140 €. Une position qui rejoint celle de la SACEM.

 

24 janvier 2013
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Avant le Midem, les principales tendances du marché de la musique en France en 2012

Midem

Avant que ces chiffres soient rendus officiellement publics lors de la traditionnelle présentation à la presse de lundi prochain  durant le Midem, le SNEP, le Syndicat National de L’Edition Phonographique a laissé filtrer, lors d’un déjeuner, ce jeudi 24 janvier, quelques tendances et chiffres pour 2012.

L’hémorragie de chiffre d’affaire est loin d’être jugulée. Le marché de la musique enregistrée en France va encore baisser de 5 % sur l’année 2012. Les ventes et multiples sorties de disques sur la période de Noël ont largement participé à faire que la tendance observée sur les neuf premiers mois soit un peu meilleure. Le disque physique qui contribue toujours à 75 % des revenus des producteurs de musique continue en tout cas à perdre du terrain et la baisse reste forte. Elle devrait être proche de 11 % comme l’année précédente.

Lors de sa présentation, David EL Sayegh insista sur la montée en puissance du streaming et sur les bons résultats de ventes d’albums en numérique. Le poids du streaming vient compenser la quasi disparition des sonneries pour portables. La France est le second pays derrière la Suède pour le marché du streaming.  500 000 personnes sont abonnées à des offres proposées par Deezer (inculant l’offre en bundle avec orange), Spotify ou Qobuz et le taux de satisfaction des utilisateurs de ces offres est élevé. Le marché de la musique en streaming compte pour 40 % de la musique numérique en France. Lire la suite →

14 janvier 2013
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Pour faire un tube, faites un piano voix !

Adele

Adele, Birdy, Emeli Sandé, Lana Del Rey… 4 artistes qui cartonnent avec un point commun : le piano-voix !

Pour Adele ou Birdy c’est une grande partie de l’album qui est très épurée. Pour Emeli  Sandé que l’on connait plus pour ses titres R&B, c’est surtout son titre « Read all about it » qu’elle a interprété lors de la cérémonie de clôture des jeux de Londres 2012, titre qui réalise un véritable carton ce qui permet d’entrainer avec lui son album. Lana Del Rey a connu un fulgurant démarrage grâce à son titre Video Games qui est basé sur un Piano Voix. Le dernier titre de Rihanna, Stay, est lui aussi un piano-voix, ne cherchez pas, il y a bien un engouement des artistes !

La recette est simple :  une voix reconnaissable, plutôt puissante et percutante tout ça sur une mélodie de piano et vous pouvez toucher un grand nombre de publics différents. En effet, une ballade piano voix rassemble tout le monde, elle fait appel à nos sentiments, nos émotions et touche donc le plus grand nombre. C’est le meilleur moyen de mettre les fans de rock, rap ou pop de son côté et d’avoir une chanson qui mettra tout le monde d’accord. Voilà pourquoi Adele ou Emeli Sandé vendent des millions de disques.

Que ce soit Elton John avec Candle in the Wind pour rendre hommage à Lady Di, Britney Spears avec Eveytime ou Christina Aguilera et son célèbre Beautiful, la base du titre est un piano voix agrémenté éventuellement de cordes et de rythmiques. Pareil Pour Pascal Obispo qui doit une partie de sa carrière au titre Lucie…et à Savoir Aimer.

Autre exemple Mika, dont les derniers albums sont tout de même un peu en retrait revient plus fort en radios avec le titre Underwater dont la 1ère minute est un vrai piano voix comme il sait faire et bien éloigné de ses dernières chansons, avant de voir apparaître d’autres arrangements et rythmiques.

Artistes et producteurs, pour faire des économies et tenter de rencontrer le  succès, ne cherchez pas plus loin, regardez le carton planétaire d’Adele qui a fait la fortune de sa maison de disques et qui a un album rentré dans l’histoire !

6 janvier 2013
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Le cas Virgin Megastores, encore un exemple de la spécificité française

Vers la fin des rayons de disques ?

Ce n’est pas votre serviteur qui va être surpris par le dépôt de bilan de l’enseigne Virgin Megastores après mes multiples prises de positions à ce sujet et concernant l’avenir des rayons disques tels qu’ils pouvaient exister jusqu’au basculement dans le XXIème siècle.

A voir les multiples réactions politiques ou publiques, chacun y allant de son analyse en se prenant pour le procureur pour cibler vers qui les responsabilités de ce gâchis iraient. Mais les faits sont cruels et ceux qui parlent et décident bien souvent, sont tellement éloignés des réalités, que leur discours perd juste toute crédibilité !

Je fais partie de ces personnes qui ont un amour fou de la musique. En radio, j’aimais glaner des nouveautés auprès des maisons de disques pour les faire découvrir à mes auditeurs, obtenir des interviews, des opés…  j’ai aimé également travailler dans le disque, rencontrer des artistes, aller en studio, faire de la promo, aller chercher de la rotation avec les dents, se battre pour un album ou un titre comme si ma tronche était sur la pochette.

Ce que j’ai remarqué et je ne pense pas être le seul, c’est que depuis un paquet d’années les rayons disques n’ont cessé de se réduire, qu’ils n’étaient plus rangés, ordonnés, apprêtés pour que le visiteur trouve, découvre et reparte avec de la musique. Depuis près de 5 ans, Virgin Megastores comme la Fnac ont vu fondre leur superficie, offre et clientèle. Qui peut nier que les vendeurs de ces rayons n’avaient plus grand-chose à faire ? La sanction qui arrive aujourd’hui, n’est donc une surprise pour personne et surtout pas pour les employés qui voyaient bien les clients rentrer et sortir sans rien puis ne plus rentrer du tout. La fermeture du Virgin Megastores du Carrousel du Louvre fin décembre 2011, sonnait bien le glas. Pour ceux qui n’avaient pas cru aux fermetures de New-York, Londres et sur le reste de la planète et et qu’elles ne toucheraient pas la France, la réalité est dure…

Les responsabilités de cette situation sont multiples, vouloir accuser des acteurs comme Amazon comme le fait la Ministre Aurélie Filippetti est juste pas étonnant de la part d’un membre d’un gouvernement français. Le reflexe Gaulois est toujours bien ancré !

Voici selon moi, quelques unes des raisons de la probable disparition prochaines de l’enseigne en France :

  • N’avoir pas modifié fondamentalement son approche vers le digital ou trop tard. Le site virgin-mega.fr s’est fait écraser  par iTunes. Il fallait offrir une offre différente en sortant du cadre, en bousculant l’offre, en innovant.  Proposer un vrai service de conseils, de suggestions et en rayon pourquoi ne pas des avoir installé bornes d’écoute et de téléchargement. Le titre plait, on repart avec comme avec un 45 T ou un CD single mais en digital !
  • Bien sur que la musique numérique et le piratage est l’une des cause également car on ne peut nier les conséquences tant économiques que sociologiques de l’arrivée des lecteurs MP3 tels que l’iPod ou de Napster.
  • Les majors sont aussi coupables de ne pas avoir bien anticipé les mutations liées au numérique et les conséquences que cela aurait sur leur principaux clients et revendeurs et qui assuraient la promotion et la vente de leurs produits. Il est désormais trop tard, les rayons de disques tels qu’ils étaient ne seront plus qu’un souvenir et les conséquences seront dramatiques à nouveau pour la filière.
  • Virgin Megastores est arrivé en France juste avant le basculement des ventes de disques. L’entreprise n’a jamais été vraiment rentable du fait de loyers exorbitants. Le chiffre d’affaire qui au début des années 2000 approchait les 400 millions d’euros a plongé pour atteindre les 250 millions l’année dernière. La perte devient insupportable et aucun relai de croissance ne semble être à portée de main.
  • La concurrence du commerce en ligne a fait du mal également. On sait très bien que Cdiscount ou Amazon achetaient des disques à l’étranger pour les vendre en France bien moins chers… La qualité de service et les prix d’Amazon fait que pour ceux qui achètent encore des produits culturels, le site reste une référence en matière de choix et de qualité de service, ce qui n’était plus le cas dans les rayons de Virgin Megastores.

Il se peut qu’un repreneur tente la reprise, mais cela se fera avec de profonds changements et restructurations et il sera très dur de redresser la barre. Comme à l’étranger, la chaîne semble bien condamnée à disparaître dans un plus ou moins proche avenir.

Le bras de fer qui va se jouer va encore montrer les travers français et les rigidités qui traduisent que nous sommes toujours penchés vers l’économie du passé, de façon nostalgique, alors qu’il faudrait mettre toutes les énergies pour basculer dans le monde du  numérique. On ne va pas demander aux clients de rendre leurs Iphones, Ipods ou tablettes numériques… Il faut juste anticiper ces mutations afin d’en profiter nous aussi et ne pas rester comme un pays qui regarde les autres économies évoluer et n’avoir que les effets négatifs de ces profonds changements qui se traduit par des pertes d’emplois, sans avoir les capacités derrière, d’en créer de nouveaux.

26 décembre 2012
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Apple, la pieuvre, à la croisée des chemins ?

Alors que 80 % de son chiffre actuel est fait avec des produits sortis il y à moins de 60 jours, Apple qui vient de réussir le lancement de l’iPhone 5 en Chine, est condamnée à innover si elle veut maintenir de tels prix et marges.

Des relations de plus en plus tendues avec ses revendeurs comme cela a été le cas avec Ebizcuss prouvent aussi qu’Apple souhaite accentuer ses ventes dans les Apple Store qui sont de véritables cash machines.

Reconnaissons le, l’iPhone 5 est un bon téléphone, mais il n’y a rien dedans de nouveau par rapport au 4 S et beaucoup d’acheteurs qui ont déboursé jusqu’à près de 900 € seront un peu honteux lorsqu’ils verront que leur voisin avec un Nokia Lumia, un smartphone Samsung ou HTC profiteront de la 4G alors que leur iPhone n’est pas capable d’aller sur le réseau haut débit.

Les parts de marchés d’Apple sur les smartphones et tablettes risquent de continuer à baisser. Il suffit de comparer l’iPad mini avec la tablette Google Nexus 7 fabriquée par Asus pour comprendre les attaques de la concurrence envers Apple et notamment sur le prix et ce avec des produits qui deviennent performants.

L’iPod et l’iPhone ont fait terriblement de mal à la concurrence. Philips, Sony, Nokia, Kodak ou même NintendoCes marques peuvent en vouloir à Apple car un produit comme l’iPhone remplace un lecteur MP3, un appareil photo et même une console de jeu portable ! En ayant un produit incontournable comme l’iPod suivi de l’iPhone, Apple a écrasé ses concurrents tout en réussissant d’imposer sa façon de voir et ce en restant sympathique aux yeux des utilisateurs. Lire la suite →

20 novembre 2012
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Le disque, un produit comme les autres ?

Même si la part des ventes digitales est en croissance, nous entrons dans une période primordiale pour le disque. La période de fin d’année où se multiplient les sorties et où les ventes sur les mois de novembre et décembre comptent pour une grande partie pour le chiffre d’affaire annuel de l’industrie du disque.

Plus les ventes baissent et plus ce sentiment que le disque est un produit comme les autres est marquant. Oui, la période novembre- décembre est toujours le théâtre de cette mise en scène des fêtes de fin d’année où le disque reste un des produits que l’on s’offre lors des fêtes de noël. Comme le blanc, le bricolage, les chocolats ou les fournitures scolaires, le disque n’est plus qu’un produit qu’on ressort deux mois avant les fêtes de fin d’année et qui se fait plus discret une fois la nouvelle année arrivée.

Les maisons de disques s’arrachent les cheveux pour planifier les sorties d’octobre et novembre. En effet, il faut trouver la date optimale pour bénéficier d’une bonne exposition média et d’une présence importante dans les rayons. Faire partie du catalogue de noël de la Fnac est l’un des enjeux de fin d’année et l’on assiste à un véritable entonnoir de fin d’année. Best of, Live, nouveautés, compilations, coffrets et éditions limitées tout est fait pour booster les ventes au point de saturer l’offre. Reconnaissons-le, le disque n’est plus qu’un cadeau de complément ou secondaire et bien souvent, il reste sur les étagères à prendre la poussière après avoir été encodé en MP3 pour mettre les titres sur le lecteur MP3. Pour une partie non négligeable de public plus âgé et non technophile, le CD reste encore le principal support d’écoute mais cette population s’apparente désormais aux utilisateurs de K7 à la fin des années 80…

Le disque perd de plus en plus de sa valeur dans notre quotidien, désormais, il se résume à un produit que l’on trouve et que l’on touche de plus en plus rarement au cours de l’année mais qui ressort le bout de son nez en fin d’année comme un produit comme les autres, ou presque.

18 novembre 2012
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Goldman, ses chansons pour les bonnes causes

Une fois de plus, le catalogue et les chansons de Jean-Jacques Goldman vont servir une bonne cause : Cette fois ci, tenter de sauver une année plutôt difficile dans le disque pour My Major Company fondée par son fils Michaël. En effet, la société de financement communautaire qui est en pleine mutation et qui s’ouvre à d’autres secteurs que la musique, n’a pas eu de gros succès en 2012 comme cela avait été le cas lors de son lancement lors de la sortie du premier album de Grégoire. Pour continuer à être crédible auprès des investisseurs communautaires, il est donc primordial de pouvoir disposer de nombreux albums reconnus du public afin de prouver la viabilité et l’intérêt de l’investissement. Sauf que cet album n’est pas produit par les internautes et les recettes iront directement aux artistes et à My Major Company, un disque qui diffère donc bien de ceux mis en avant d’habitude par la société…

On ne compte pas les artistes qui doivent un retournement de carrière lié à l’utilisation et interprétation d’une chanson de Jean-Jacques Goldman. Pagny, Kass, Fiori, Worlds Appart et récemment M. Pokora doivent une fière chandelle à l’auteur compositeur originaire de Montrouge qui depuis plus de dix ans profite de sa famille à Marseille et ne fait plus que quelques apparitions sur des titres et bien évidemment aux restaurants du cœur.

Pour Jean-Jacques Goldman, l’utilisation de ses chansons n’est pas un problème. Il aime à dire qu’une chanson à sa propre histoire et devient indépendante et le fait qu’elle soit reprise et qu’elle passe à nouveau en radios plus de 20 ans après parfois est une grande satisfaction pour un auteur-compositeur et montre l’attachement des publics à un artiste populaire.

Là, tout un album de reprises est fait autour de ses chansons. Une première donc. Les premiers signes montrent que ce disque coproduit avec M6 Interactions sera l’un des succès de cette fin d’année. Pas étonnant vu le catalogue de Jean-Jacques Goldman et le niveau de popularité du chanteur. Ce sera plus que salvateur pour My Majors Company qui reste sans gros succès commercial depuis Grégoire, Grégoire, qui ne fait pas partie de la distribution, le mettant au dessus de la liste des repreneurs de JJG puisqu’il chante directement avec lui aux enfoirés et sur son dernier album.

Souhaitons que cela donne la motivation à l’artiste pour reprendre le chemin des studios, lui qui avait dit qu’il ne ferait pas d’albums ni de tournées tant que ses filles ne pourront venir le voir. La dernière est née en 2007, s’il retrouve l’inspiration, aurons-nous prochainement un nouvel album ? En tout cas, l’album génération Goldman est le meilleur moyen pour créer un un manque encore plus profond auprès du public !

2 novembre 2012
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Fnac : La bourse ou la mort ?

Après de nombreuses hésitations et tentatives de ventes, PPR qui veut se recentrer sur le luxe et se débarrasser de ses canards boiteux se décide à mettre en bourse la Fédération Nationale des Cadres crée en 1954 par deux anciens Trotskystes.

Mettre en bourse la Fnac, très bien, mais à quel prix ? Alors qu’aucun investisseur ou fond de pension n’a vraiment montré d’intérêt pour le dossier, pourquoi la Bourse serait intéressée par une entreprise lourdement chahutée par l’arrivée du digital, de la modification des usages et utilisations qui en est liée mais surtout par une concurrence exacerbée sur la vente des TV, PC, Téléphones ou appareils photos ?

La Fnac est une vieille fille trop fière pour s’être profondément adaptée aux mutations des comportements de ses consommateurs. L’entreprise s’est toujours comportée de façon hégémonique face à la concurrence des disquaires indépendants ou distributeurs Hi-Fi. Lorsque dans une agglomération, la Fnac arrivait, il  s’en suivait la disparition des petits disquaires qui n’avaient alors plus les mêmes rapports avec les maisons de disques qui ne voyaient pas quel intérêt elles avaient à envoyer quelques cartons alors que la Fnac prenait des palettes entières. Sauf que cette époque est bien révolue, et l’ensemble du parc de magasins Fnac paraît désormais bien trop grand vu la réduction déjà effectuée des rayons disques. L’enseigne se comporte aussi de façon très contestée avec ses fournisseurs. Beaucoup de labels indépendants dans le disque se plaignent de leurs relations avec la Fnac et la quasi disparition des rayons disques ne peut que tendre les relations.

La vertigineuse chute des ventes de CD, DVD, désormais suivie par le livre physique qui  montre lui aussi des signes de faiblesse fait que ces 3 rayons qui prenait la grande majorité de la surface des magasins sont en déclin, depuis plus de 10 ans pour le disque et va commencer son érosion pour le livre avec l’augmentation de l’équipement en tablettes numériques. Lire la suite →

26 avril 2012
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Madonna doit-elle encore sortir des albums ?

Loin de moi l’idée de profiter de tirer sur l’ambulance, car en la matière, et concernant Madonna, c’est loin d’être une ambulance mais plutôt encore une vache à lait.

Mais reconnaissons-le, depuis 2 ou 3 albums, il n’y a plus cette magie et cette attirance de la part du public pour la Madonne concernant sa musique. Je vois plusieurs facteurs à ce phénomène :

Tout d’abord, il faut reconnaître qu’American Life reste le dernier album de Madonna qui ait réellement compté dans le cœur du public. Il reste le dernier album ou elle enchaîna pas moins de 5 singles (« American Life », « Hollywood », « Nothing fails », « Die another day » et « Love profusion »). Cela reste la grande faiblesse des 3 albums qui suivirent. A grands renforts de communication en amont de la sortie, on balance un single tiède qui dès la sortie de l’album est vite remplacé par un autre car les radios et le public se lassent vite et en trois mois, les albums de Madonna sont vite oubliés…

Comment donc une artiste telle que Madonna ait tant perdu de son aura depuis près de 10 ans ?

Simplement parce que très tôt, elle a bien comprit que le disque n’était plus l’avenir, c’est pourquoi elle a signé un contrat global avec Live Nations, sa société de concerts et qu’elle mise désormais tout sur les concerts et les produits dérivés. Sauf que la meilleure des communications et le meilleur des moyens d’attirer du public dans les stades, reste d’avoir des hits qui sont en radio pendant des mois et un album qui continue de bien se vendre pendant 18 mois. C’est là que Madonna à un problème car elle est en train d’affaiblir tout son écosystème en sortant des albums tièdes, véritables patchwork, sans cohésion et dont le public se détourne à une vitesse folle.

Car le second problème dans les albums de Madonna, c’est qu’on connaît le contenu avant leur sortie ! Et comme les 3 derniers albums sont très moyens, on ne peut pas dire que cela donne envie de les acquérir ! En multipliant les préécoutes sur internet ou dans les magasins et ce en amont de la sortie réelle de l’album, il ne faut pas être surpris qu’un album aussi tiède chute la semaine qui suit sa sortie. Perdre 88 % de ses ventes aux Etats-Unis après une semaine d’exploitation, c’est un record et les albums de Madonna auront bientôt une vie plus courte que dans le cinéma. Battre le rappel en amont et faire une prestation au Super Bowl ne fait qu’accroitre l’intérêt sur la sortie de l’album, intérêt qui retombe aussi vite quand l’album est aussi décevant et qu’il n’y a que 2 ou 3 titres qui sortent du lot. Bien souvent, les titres les plus mélodieux ou au potentiel le plus fort ne sont pas des singles (« Miles Away », ou « Devil wouldn’t recognize you » sur l’album hard Candy en sont la parfaite illustration. Sur MDNA, l’un des titres les plus mélodieux est « Masterpiece », un titre coproduit avec William Orbit, à qui l’on doit Ray Of Light, l’un des albums de Madonna qui contient le plus de tubes.

Celui qui écoute l’album MDNA se rendra d’ailleurs compte que cet album est totalement déséquilibré, on a réellement l’impression que les titres de William Orbit ont été casés à la fin, comme s’ils dérangeaient alors que ce sont ceux là qui sont plus en phase avec l’ensemble de la carrière de Madonna. Ce choix est totalement incompréhensible car je le répète, ce sont les titres les plus mélodieux et qui ont au final le plus de potentiel pour rester dans les esprits. A vouloir s’adresser à tout le monde, Madonna ne touche bientôt plus personne !

Oui, désormais, les albums de Madonna n’ont pas de colonne vertébrale, pas de lien, ni de producteur commun comme cela a été le cas pour Ray of Light, Music ou American Life et clairement cela part dans tous les sens avec des featurings pour tenter de capter du public mais le public est perdu… Lire la suite →